« Made in China 2025 » est une liste, mais la phase suivante ressemble davantage à un système d’exploitation. Lorsque la politique industrielle couvre presque tous les secteurs, et que l’expansion intervient dans un double resserrement budgétaire et de la demande, le monde n’est plus face à une prévision, mais à un fait accompli.
Alors que les coopératives, les entreprises sociales et l’innovation sociale commencent à jouer le rôle d’infrastructures de services publics, le cadre juridique reste encore conçu pour les entreprises à but lucratif. En 2023, l’OCDE a publié des lignes directrices, marquant l’entrée de l’« économie sociale et solidaire » dans le paysage officiel de la gouvernance mondiale.
Les investissements dans les infrastructures se déplacent des travaux publics traditionnels vers des vecteurs essentiels de l’adaptation climatique, de la connectivité numérique et de la croissance durable. L’OCDE, grâce à des cadres uniformes de données et de politiques, offre un point de référence aux pays pour trouver un équilibre entre les contraintes budgétaires et les besoins à long terme.
Une étude fondée sur la politique chinoise « Internet+ » révèle que l'hétérogénéité des coûts de transformation numérique des entreprises entraîne une différenciation des réponses à la politique : les entreprises à faibles coûts innovent activement, tandis que les entreprises à coûts élevés ne réagissent que de manière stratégique. Cette découverte offre une nouvelle dimension de réflexion pour l'élaboration des politiques numériques dans les pays en développement du monde entier.
Dix ans plus tard, la politique industrielle de la Chine entre dans une nouvelle phase : plus systématique, plus globale, plus profondément intégrée aux chaînes d’approvisionnement mondiales. Cet article analyse son évolution, sa logique interne et son impact mondial.
Une étude portant sur 281 villes chinoises montre que la politique pilote de clusters d'innovation industrielle améliore significativement l'efficacité énergétique en favorisant l'innovation technologique verte, offrant ainsi une nouvelle perspective pour la gouvernance urbaine dans le cadre des objectifs de double carbone.
La dernière enquête économique de l'OCDE indique que le Japon est confronté à trois défis : le vieillissement de la population, la stagnation de la productivité et la fragilité budgétaire, et que la fenêtre de réforme se rétrécit.
Avec la restructuration des chaînes d'approvisionnement mondiales et l'évolution des critères de localisation des géants technologiques, les parcs industriels vietnamiens sont confrontés à une transformation fondamentale. Les experts appellent à passer de simples bases de production à des écosystèmes intégrant l'innovation, les énergies vertes et les talents de haute qualité.
Le pôle économique du Vietnam accélère la transformation des zones industrielles en parcs éco-industriels, en tirant parti de la symbiose industrielle et des technologies vertes pour répondre aux normes internationales de plus en plus strictes et sécuriser sa position dans les chaînes de valeur mondiales.
Dans le contexte de la restructuration de la chaîne d'approvisionnement mondiale, le Vietnam considère les industries auxiliaires comme le cœur de son autonomie industrielle et de l'amélioration de sa compétitivité. À travers le forum de Ho Chi Minh-Ville et la planification gouvernementale, sont analysées les voies de localisation, les défis et les perspectives futures.
Le géant mondial des engrais Yara a établi à Pékin le centre d'innovation ouverte Thryve, un cas qui reflète les nouvelles tendances de localisation de la R&D des entreprises multinationales et les jeux profonds de la promotion des investissements des villes chinoises. L'article analyse la logique industrielle derrière cet événement, les stratégies de concurrence entre les villes et le paysage de la coopération mondiale pour une agriculture durable.
Hô Chi Minh-Ville restructure les parcs industriels en fusionnant Binh Duong et Ba Ria-Vung Tau, créant un écosystème de haute technologie et de fabrication intelligente pour faire face à la restructuration de la chaîne d'approvisionnement mondiale et aux pressions du développement urbain.
Le Gujarat a publié sa politique industrielle 2026, visant une économie de 3 500 milliards de dollars, en tentant de remodeler le paysage manufacturier indien grâce à des mécanismes de subvention innovants, des centres de R&D et des infrastructures vertes. Cet article décrypte sa logique de compétitivité mondiale et ses impacts potentiels.
Les entreprises mondiales passent d'un modèle de centre-ville unique à une stratégie de « combinaison de lieux » pour faire face aux incertitudes géopolitiques, économiques et climatiques. Le corridor économique de l'Est (EEC) de la Thaïlande, grâce à ses clusters industriels, ses avantages en main-d'œuvre et sa flexibilité politique, devient un bénéficiaire clé de cette tendance.
Le Canada fait progresser un cadre de classification des investissements verts et de transition destiné à six secteurs industriels, cherchant à établir un nouveau lien entre les objectifs de zéro émission nette, la modernisation industrielle et la crédibilité des marchés de capitaux.
Abou Dhabi s’appuie sur l’ADIS 2026 pour réinscrire le logement, les transports, la gouvernance numérique et les marchés de capitaux dans un même récit urbain : ce n’est pas seulement un sommet sur les infrastructures, mais aussi un nouveau modèle de développement urbain tourné vers les capitaux de long terme, la gouvernance publique et la construction intelligente.